Pas besoin de présenter Philippe Harlé, cet architecte prolifique qui a dessiné plus de 200 bateaux et dont l’histoire commence aux Glénans. Cet acteur majeur du développement de la croisière côtière économique, adopte, dans une première période, la construction en contreplaqué qui remplace la construction traditionnelle et lui permet de dessiner des coques sures, légères à moindre prix. Certains de ses plans se révèlent très efficaces en course. Citons l'emblématique Muscadet, dessiné en 1963, 6,5 mètres, construit à plus de 600 exemplaires qui s'illustre aussi en courses transatlantiques. Le pouliguennais Daniel Gilard le conduit en solitaire à Terre Neuve. Philippe Harlé se tourne à partir de 1967 sur des constructions en stratifié polyester, matériau bien adapté à la fabrication en série. Move fait partie de cette génération de bateaux ; il est ainsi très représentatif d’une démocratisation de la voile en France. Le listel présenté au salon nautique de 1977 aurait fait l’objet d’un article dans Les Cahiers du yachting no 169 de janvier 1977 mais nous n’avons pas réussi à nous procurer cette archive.
Revenons sur le nom des bateaux de Philippe Harlé. Outre le Muscadet, nous connaissons tous les noms de ses bateaux inspirés de sympathiques breuvages. « Listel » en fait partie, moins célèbre que le muscadet, l’armagnac, le cognac, le gros plan, la sangria, … Listel est un vin rosé de Camargue, produit sur des vignes plantées entre Aigues-Mortes et les Saintes-Maries-de-la-Mer.
La série Listel a été produite au chantier MOP (Mer Océan Plastique) appartenant à la société Marty Parazols et implanté à Carcassonne et Port-La-Nouvelle. Il semblerait que le Listel avec le Daïquiri, autre bateau dessiné par Philippe Harlé aient été les 2 seuls bateaux construits dans ces chantiers.
Pour aller plus loin vous pouvez consulter notamment cet article de Ouest-France : "Voilier du « XXe siècle » signé Philippe Harlé" et un article très riche sur ce blog : La flottille de Philippe Harlé http://revoilha.free.fr/REVOILHA/Larchitecte_Philippe_Harle.html
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